« Jérôme Henry pulvérise le record du monde de pompes », L’union du 13 octobre 1991.
La genèse de ce record prend racine dans l’accomplissement au quotidien d’un entraînement sportif de haut niveau.
A la manière d’apnéïste, la concentration et la relaxation permettent d’obtenir une respiration plus profonde.
Le principe consiste à ralentir et à descendre son rythme cardiaque aux environs de 30 pulsations par minute pour générer une amplitude maximale ; quand on sait qu’au plus haut le nombre de battements du cœur peut atteindre 200 par minute.
Mes battements sont passés de 30 à 198 en 1 minute lors du record du monde. L’effort fournit équivaut à celui d’un cycliste professionnel lors d’un 25 kilomètres contre la montre.
Les risques inhérents et mesurés à cette performance sont la mise à rude épreuve du souffle et du cœur.
149 pompes en 1 minute, record battu !
Chaque jour, un entraînement intensif et rigoureux est nécessaire. Certes, on ne peut prévoir l’impossible et le risque zéro n’existe pas, en revanche on tente de s’y rapprocher.
Ce dépassement de soi passe par un travail basé sur le « Ki » permettant de trouver l’énergie vitale et son second souffle. La ceinture abdominale et le diaphragme sont sollicités ; comme le font les bébés et les enfants.
Le plus difficile est de conserver, à l’âge adulte, ce principe fondamental inné.